Le MP3 à dix ans ...
Le 13-juil.-2005
Qu'est-ce qui est né le 14 juillet, il y a tout juste 10 ans, qui hante les nuits des patrons de Majors du disque et fait grincer des dents Pascal Nègre ? Vous avez trouvé ?
Oui, c'est du format de compression MP3 dont il s'agit ! C'est en effet le 14 juillet 1995 qu'ont officiellement été déposés les brevets du format de compression musical conçu en collaboration par une quarantaine de chercheurs de l'institut allemand de recherches Fraunhofer Institute, en collaboration avec des ingénieurs de Thomson (en photo ci dessous).
De son vrai nom « MPEG Audio Layer 3 », sa mise au point avait démarré trois ans plus tôt. Après avoir été un temps réservé à quelques geeks boutonneux, en plus de quelques industriels qui n'imaginaient sans doute pas l'explosion mondiale de ce format concurrencé par de nombreux autres (dont le Ogg Vorbis, le AAC ou le WMA), le MP3 est devenu en quelques mois un standard de fait. Grâce en soit rendue aux fabricants de lecteurs et baladeurs MP3 qui se sont multipliés comme des petits pains, bien avant le développement des réseaux d'échange Peer To Peer (P2P).
Aujourd'hui, le MP3 est partout, des sites Web aux radios, des chaînes Hi-fi aux baladeurs, en passant par le Pod Casting qu'on évoque dans les médias généralistes comme une résurgence, grâce à la technologie, des radios libres. Souvenons-nous, avec nostalgie, des premiers baladeurs 16 ou 32 Mo compatibles MP3 et signés notamment MP Man (bientôt suivi par Créative, Archos, Thomson et compagnie).
De moins de 50 000 baladeurs vendus entre 1995 et 1997, les fabricants devraient en écouler plus de 80 millions d'unités en 2006 et plus de 120 millions à l'orée 2008 ! Et que dire alors du nombre de fichiers MP3 échangés sur Internet : la largeur de cette page ne suffirait pas à inscrire tous les zéros .
Le MP3, c'est quoi au fait ? - La définition de Wikipedia.org
Présentation Le MP3 est l'abréviation de MPEG-1/2 Audio Layer 3, la spécification sonore du standard MPEG1 (Motion Picture Expert Group). L'extension d'un fichier audio compressé au format mp3 est .mp3
Utilité MP3 (ou, plus précisément, MPEG-1/2 Audio Layer 3) est un algorithme de compression capable de réduire drastiquement la quantité de données nécessaire pour restituer de l'audio, mais qui, pour l'auditeur, ressemble à une reproduction du son original non compressé, c'est-à-dire avec perte significative mais acceptable de qualité sonore pour l'oreille humaine. Ce format populaire de compression audio permet une compression approximative de 1:4 à 1:12. Un fichier audio occupe ainsi 4 à 12 fois moins d'espace une fois transcodé en format MP3. Une spécificité intéressante qui facilite le téléchargement et permet d'engranger énormément de données musicales sur un disque dur ou une mémoire flash.
Technique de l'encodage La compression peut être plus grande que ce ratio en choisissant un débit binaire (en anglais bit rate) plus faible. On considère en général qu'il faut au moins 128 kilobits par seconde (kbit/s) pour bénéficier d'une qualité audio acceptable pour un morceau de musique, sachant que 8 kbit/s est la qualité audio d'un téléphone.
* Ce format de données utilise un modèle psycho-acoustique, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un système de compression avec perte. Il ne retransmet pas intégralement le spectre des fréquences audio, l'oreille n'étant de toute façon pas capable de distinguer de trop petites différences.
* Le MP3 supprime notamment les ultrasons et autres fréquences que notre oreille ne peut entendre (mais comme ils ne sont pas présents dans un CD audio il ne supprime que très peu de choses à cet endroit). C'est en général une légende urbaine que la suppression des fréquences inaudibles pour une source venant d'un CD audio.
* De plus, il exploite le mécanisme psycho-acoustique de « masque » : si l'on écoute des gazouillis d'oiseaux, et que soudainement, un coup de klaxon retentit, les gazouillis des oiseaux nous deviennent imperceptibles. Cette information peut donc être supprimée.
* En théorie, on ne devrait pas pouvoir remarquer si un fichier a été compressé en MP3 ou non du moins le but étant de s'en rapprocher. Mais en pratique, diverses formes de compression existent, avec des qualités variables. Si l'on compresse bien un fichier à plus de 128 kbit/s à l'aide d'un bon programme, la différence sera presque inaudible. A contrario, si on le fait à moins de 128 kbit/s, ou avec un mauvais programme, il y aura des défauts perceptibles.
Mais d'une manière générale on admet que la compression avec perte entraine une différence de qualité audible vis à vis des compressions sans perte.
* On peut améliorer la qualité à débit moyen égal en utilisant un débit binaire variable (VBR ou Variable Bit Rate par opposition à un débit constant CBR, Constant Bit Rate). Dans ce cas, les instants peu complexes comme les silences seront codés à un taux plus faible, par exemple 64 kbit/s, laissant ainsi une réserve de bits supplémentaires pour coder les parties plus problématiques comportant des sauts de fréquences rapides jusqu'à 320 kbit/s
Historique
L'encodage MPEG-1/2 Layer 2 est né avec le projet Digital Audio Broad casting (DAB) qui fut lancé par Fraunhofer IIS-A. Ce projet a été financé par l'Union européenne, et faisait partie du programme de recherche EUREKA, connu sous le nom de EU-147.
Le projet EU-147 a existé de 1987 à 1994. En 1991, deux formats étaient disponibles : Musicam (connu sous le nom de Layer II) et ASPEC (Adaptive Spectral Perceptual Entropy Coding), ce dernier ayant des points communs avec le MP3. Musicam fut choisi pour sa simplicité et sa tolérance aux erreurs.
Un groupe de travail dirigé par Karlheinz Brandenburg et Jürgen Herre reprit des idées de Musicam et d'ASPEC, en ajouta et créa le format MP3, conçu pour être de même qualité à 128 kbit/s que le MP2 à 192 kbit/s.
Les deux algorithmes furent complétés en 1992 et constituèrent la première partie du MPEG-1, le premier travail du groupe MPEG, groupe à l'origine de la norme internationale ISO/CEI 11172-3, publiée en 1993. Le travail sur l'audio MPEG se termina en 1994 et constitua la seconde partie (MPEG-2) de la norme internationale ISO/CEI 13818-3, publiée pour la première fois en 1995.
Karlheinz Brandenburg a utilisé Tom's Dinner, la chanson de Suzanne Vega comme modèle pour l'algorithme de compression du mp3. Cette chanson a été choisie à cause de sa finesse et de sa simplicité, ce qui facilitait la détection des imperfections du format.
Taux de compression
L'efficacité de la compression des encodeurs avec perte est habituellement définie par le débit binaire, puisque le taux de compression dépend de la taille de l'échantillon et de la fréquence d'échantillonnage du signal d'origine. Toutefois, les paramètres du disque compact sont souvent utilisés comme référence (44.1 kHz, 2x16 bit). Et aussi parfois, ceux du DAT SP (48kHz, 2x16 bits). Le taux de compression pour cette référence est plus élevé, ce qui montre la complexité de la définition du terme « taux de compression » pour les encodeurs avec perte.
Fraunhofer IIS publie sur son site Web officiel les taux de compression et les débits de données pour le MPEG-1 Layer 1, 2 et 3 :
* Layer 1 : 384 kbit/s, compression 4:1
* Layer 2 : 192..256 kbit/s, compression 6:1..8:1
* Layer 3 : 112..128 kbit/s, compression 10:1..12:1
Ces valeurs ne disent pas grand-chose sur la qualité du résultat obtenu, puisque la qualité ne dépend pas seulement du format d'encodage du fichier, mais également de la qualité de l'algorithme psycho-acoustique utilisé par l'encodeur. Typiquement, les encodeurs layer 1 utilisent un algorithme très simple, d'où un résultat nécessitant un débit supérieur pour un encodage transparent.
* Layer 1 encodé à 384 kbit/s, même avec ses algorithmes psycho-acoustiques simples, est meilleur que Layer 2 à 192..256 kbit/s
* Layer 3 encodé à 112..128 kbit/s est moins bon que Layer 2 à 192..256 kbit/s.
Les débits présentés ne sont donc pas équivalents en terme de qualité, et les qualités ne sont pas forcément optimales. Il est en effet généralement admis que le 128 Kbits/s avec Layer 3 n'a pas un son excellent, mais tout juste raisonnable.
Si l'on est soucieux de la qualité et pas seulement du débit, on utilisera plutôt les valeurs suivantes :
* Layer 1 : excellent à 384 kbit/s
* Layer 2 : excellent à 256...384 kbit/s, très bon à 224...256 kbit/s, bon à 192...224 kbit/s
* Layer 3 : excellent à 224...320 kbit/s, très bon à 192...224 kbit/s, bon à 128...192 kbit/s
Étiquettes
Outre le fait de stocker la musique de façon très compacte tout en conservant une qualité acceptable, le MP3 apporte une fonctionnalité rarement présente sur les formats audio qui l'ont précédé : les metadata (données sur les données). En clair, le fichier mp3 ne contient pas seulement la musique mais peut également apporter des informations sur celles-ci (telles que l'interprète, le titre, le nom de l'album, voire la pochette, les paroles ou du karaoké). Ces informations sont stockées sous forme d'étiquettes (tag en anglais) dont il existe plusieurs versions.
Le format MP3 initial ne permettait pas de stocker des étiquettes, tout au plus, permettait-il de préciser certains paramètres binaires comme le fait que le morceau soit protégé ou non par copyright ou le fait qu'il s'agisse d'un original ou d'une copie. Les étiquettes MP3 sont enregistrées au format ID3 (version 1 ou 2).
Licence
Bien que le MP3 soit souvent perçu par l'utilisateur final comme une technologie gratuite (il peut en effet encoder ou décoder gratuitement sa musique de manière tout à fait légale pour peu que l'enregistrement original lui appartienne), cette technologie fait l'objet d'une licence. L'algorithme « MPEG-1 Layer 3 » décrit dans les standards ISO/IEC IS 11172-3 et ISO/IEC IS 13818-3 est soumis à des royalties à Fraunhofer IIS et Thomson (les détenteurs du brevet) pour toute utilisation commerciale ou implémentation physique (notamment sur les baladeurs mp3).
.............................................................................................................................
j'ai pa vraiment de source réelle.
cet info, je l'ai reçu que par "telephone arabe".
Donc si c'est faux, vous savez à quoi vous en tenir